15/03/2021

Actualités numériques - mars 2021

Christian Duriez, directeur de recherche à l’INRI

Il est lauréat du prix Ernest-Déchelle 2020 de l’Académie des sciences. Il travaille sur une nouvelle espèce de robots souples et déformables. 

On oublie Terminator. Là il s’agit de robots mous qui fonctionnent non pas grâce à des articulations mais à des déformations. Bref des robots invertébrés !

Des robots mous n’ont pas à chercher des obstacles. Ils peuvent les utiliser pour se déplacer au contraire. Ses recherches touchent divers secteurs d’activités allant de la médecine à l’armée. 

Équipés de caméras, ces robots peuvent inspecter des tuyaux, des cloisons, des zones dangereuses tout en étant extrêmement résistants aux rayons, aux chocs…


Actualités

Ça se passe en avril 2021 

  • Canope Tours : Retrouver les ateliers, webinaires… sur le site


  • EdTechday - 7 avril 2021 - Lyon
    objectif : croiser vos regards et multiplier, le temps des conférences et ateliers proposés, les occasions d’apprendre les uns des autres et d'illustrer l’apport du numérique pour soutenir les pratiques éducatives et les outils de formation.


Utilisation de Minecraft en classe


Les outils du mois : XMind

XMind est un outil multifonctionnel qui permet de créer des cartes mentales. Il est conçu pour générer des idées en brainstorming.

Vous pouvez, avec vos élèves, faire la synthèse d’une séquence, les aider à mémoriser une leçon en ne gardant que les éléments essentiels…


Voici une vidéo de présentation :




Vous trouverez sur le site du collège Leclerc à Saint Gaudens toutes les infos pour bien démarrer. 


Les 4 astuces pour gérer ses appels téléphoniques depuis son PC

Il est possible de passer, de prendre ou de rejeter des appels depuis son PC sous Windows. Pour cela, il faut a minima des écouteurs avec micro.

  1. Synchroniser le mobile avec le PC
    Si l’application n’est pas encore installée, téléchargez-la.
    Puis, ouvrez l’application “Votre téléphone”. Sélectionnez “prise en main” et suivez les instructions. Sur votre smartphone, acceptez les autorisations.
    Vos appareils sont maintenant synchronisés.

  2. Téléphoner depuis son PC
    Si vous utilisez votre téléphone, l’appli s’ouvre automatiquement. Vous pouvez raccrocher, mettre en attente un appel depuis votre PC.

Vous pouvez lancer un appel depuis votre PC. Il faut utiliser des écouteurs pour parler depuis son PC.

  1. Décrocher/refuser un appel
    Quand un appel survient, l’application se lance. Il ne reste plus qu’à décrocher !

  2. Basculer d’un appareil à un autre.

Si vous avez plusieurs téléphones connectés, vous devez sélectionner le numéro que vous souhaitez utiliser.

Le Hashtag du mois #petmania

Quelques chiffres :

  • 66% des comptes sociaux tenus par des millénials pour leur animaux de compagnie sont des profils Facebook.

  • 2,36 milliards de dollars sont consacrés pour le marché technologique pour les animaux

  • 200 € en moyenne pour une litière connectée pour chat


Matériel 

Tablette Wacom

Une tablette graphique sert à dessiner de manière fine sur son ordinateur, avec un rendu équivalent à celui du dessin ou de la peinture à la main. On l'utilise en remplacement de la souris, pour exploiter pleinement les logiciels de dessin et de retouche photo.

J’ai testé pour vous la tablette One by Wacom. Et…

je n’ai pas grand chose à dire !

“Trop” simple

Elle est simple d’installation… Il n’y a rien à installer. Elle se branche sur votre appareil et fonctionne tout de suite.

Le stylet s’utilise comme un crayon. Si vous ne touchez pas la surface, vous déplacez le curseur à l’écran. Si vous touchez la surface, vous écrivez, déplacez…

Elle est vraiment géniale. 

Je l’ai utilisée avec Jambord et Sketches. C’est très troublant de facilité.


test sur Sketches

 

test sur Jamboard


A vos stylets !

https://estore.wacom.com/fr-FR/chromebook

L’interview de mars

Thierry Delattre, un homme entreprenant


Il a toujours eu un attrait pour les sciences et techniques, les mathématiques et la physique. Il a baigné tôt dans l’électronique (passion) et il a eu la chance de vivre à une époque où l’informatique et beaucoup d’autres sciences ont progressé de façon spectaculaire.

 

Vous avez lancé une “Machine de Turing pédagogique”. De quoi s’agit-il ? 

Il s’agit d’un dispositif pédagogique destiné aux jeunes (collégiens et lycéens), mais intéressera probablement aussi les étudiants et tous ceux qui veulent connaître le principe à partir duquel a pu émerger l’informatique comme on la connaît aujourd’hui. C’est un principe fondateur mais puissant, extrêmement bien pensé par un mathématicien Anglais mal connu : Alan Turing, qui l’a présenté en 1936. L’objectif est de faire connaître, de façon simple et ludique, ce principe algorithmique à la base de tout ordinateur. On peut ainsi programmer des algorithmes et les exécuter à vitesse variable (via un potentiomètre : de très lent pour le débuggage à très rapide). On commence par des algorithmes d’animations lumineuses car cela suscite l’intérêt des jeunes, puis on peut montrer des algorithmes de calculs mathématiques (addition et soustraction de 2 nombres binaires signés de son choix), un compteur binaire, des suites numériques (suite de Fibonacci par exemple), et tout ce que l’utilisateur trouvera de lui-même.


D’où vous est venu cet intérêt pour Turing ?

J’ai découvert le principe de machine de Turing lors de la semaine des mathématiques de Mars 2017. Un mathématicien, Marc Raynaud, a présenté sa version de machine de Turing : un dispositif électromécanique spectaculaire. J’ai voulu rendre accessible un dispositif analogue, mais réalisé autrement, de façon fiable et facilement reproductible, plus pratique à l’usage (pas besoin de faire des trous dans une carte qui ne sert qu’à un seul algorithme), et avec un coût moindre. C’est aussi à cette occasion que j’ai découvert la vie et l'œuvre (ou plutôt les œuvres) d’Alan Turing. Non seulement il a énoncé le principe (appelé machine de Turing) des machines programmables mais il a beaucoup apporté dans des domaines comme la morphogénèse et la cryptographie, ainsi que dans les prémices de l’intelligence artificielle (il a inventé le “jeux de l’imitation” ou “Imitation Game” en Anglais (nom du film sur Turing)). Par ailleurs, il a été celui qui a trouvé le moyen de déchiffrer les messages cryptés Allemands lors de la seconde guerre mondiale (machine Enigma).

 

Comment utilisez-vous cet appareil en classe ?

Hélas, à cause du contexte sanitaire actuel, je n’ai pas pu me rendre dans un établissement scolaire. Mais j’ai présenté ce dispositif à des collégiens et à des lycéens en Mars 2019 (prototype) et ils ont beaucoup aimé et compris. Ils ont su trouver d’eux-même un algorithme.


A quel stade en êtes-vous sur ce projet ?

J’ai fait réaliser 100 exemplaires de série, que j’ai reçu en Octobre 2020. Grâce à un premier partenaire (Technologie Services) qui a mis en avant cette machine de Turing dans son catalogue lycées 2020-2021, et à mon site internet (www.machine-de-turing.fr) j’ai pu vendre 18 machines à ce jour (mi février 2021), dont 2 machines à l’école polytechnique de Paris-Saclay, 2 au LRI = Laboratoire de Recherche Informatique de l’INRIA, 4 à l’UTC = Université de Technologie de Compiègne. Le reste dans des lycées.


Avez-vous d’autres projets ? 

Oui. Suite à une demande de l’UTC, je prépare une nouvelle version de ma machine de Turing. C’est le même dispositif, mais permettant de coder des algorithmes avec un alphabet de 8 symboles (contre 3 actuellement), et ayant jusqu’à 22 états (contre 12 actuellement). On pourra donc stocker moins d’algorithmes dans la machine (mémoire EEPROM donc non volatile) : 30 (contre 50 actuellement), mais les algorithmes pourront être plus sophistiqués.


15/02/2021

Actualités numériques - février 2021

Les trublions de l'EdTech

Face à la menace des variants, l’Education nationale renforce dès cette semaine le protocole sanitaire dans les écoles.

Les trublions du net éducatif agitent les réseaux par leurs blagues. Il s’agit de Boualem et Stéph, “deux barbus copains comme cochon même si l’un de nous n’en mange pas. Prof, papa et auteurs”. Ils racontent le quotidien de l’école, côté enseignant et côté parent.

Retrouvez-les sur tous les réseaux et sur https://parentsprofslemag.fr/ car c’est important de rire, tout simplement.


Actualités

Ça se passe en mars 2021 

  • Canope Tours : Retrouver les ateliers, webinaires… sur le site


les usages numériques en maternelle


Les outils du mois par Bill

Comment savoir si mon Chromebook est à jour ?


  1. Ouvrir l’application “Paramètres” :



  1. En bas à gauche, cliquer sur “A propos de Chrome OS” :



  1. Cliquer sur “Rechercher des mises à jour” :



  1. Votre Chromebook est à jour :



Les 4 astuces pour modérer et gérer des Trolls

Le troll c'est cette personne qui va prendre plaisir à poluer une conversation sur les réseaux sociaux. Il y en a de plueiruers sortes. Et on peut les gérer en suivant ces quatre astuces :

  1. Les bloquer voire les bannir.
  2. L'ignorer : "ne lui donne pas de quoi se nourrir."
  3. Le signaler à tes amis pour faire le ménage.
  4. Prendre du reul et utiliser l'humour.
Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture de cet article de Le digital pour tous ou le manuel d'auto-défense de Stéphanie De Vanssay

Le Hashtag du mois

#clone

Et ça donne ceci


Matériel 

Le mini-trépied

Un trépied est un support à trois pieds pour appareil photo ou smartphone. 

Pour en choisir il faut tenir compte de :

  • robustesse

  • possibilité de le plier dans tous les sens

  • possibilité d’y ajouter des accessoires divers jusqu’à 1 kg


Le GorillaPod 1K kit est conçu en plastique ABS et remplit tous les critères de choix. Il coûte environ 60 €

 


L’interview de décembre

Alain Michel

Curieux, fouineur du Web



Je suis professeur des écoles du département de l’Aude, ancien ERUN de circonscription (Enseignant Référent aux Usages du Numérique) auprès d’un Inspecteur de l'Éducation Nationale pour les écoles du Carcassonnais de 2007 à 2011. J'ai ensuite intégré Réseau Canopé à la rentrée de septembre 2011 sur le poste de médiateur de ressources et services – numérique éducatif, dans l’Atelier Canopé de l’Aude, à Carcassonne.

 

À ce titre, je suis amené (entre autres choses) à proposer et mettre en œuvre des formations pour les enseignants, dans le domaine du numérique, aussi bien en présence que hybrides ou à distance. J'ai la chance travailler au sein d'une équipe dynamique et motivée, en particulier avec tous mes homologues des 13 autres Ateliers Canopé des départements de la région Occitanie, ce qui m'a permis d’élargir considérablement mon réseau professionnel, mon champ d’action, mais aussi et surtout de monter en compétences sur de nombreux domaines.

 

J'ai toujours eu une appétence toute particulière pour la publication sur internet, les ressources et logiciels libres. J'entretiens depuis bientôt 10 ans une activité régulière sur Twitter : @alainmi11 

 

Vous êtes référent Canoprof. Qu’est-ce que c’est ?

Canoprof est un logiciel libre, gratuit, basé sur la chaîne éditoriale libre Scenari (avec une adaptation spécifiquement créée pour les enseignants). C'est également un service (gratuit) créé et mis en œuvre par Réseau Canopé (depuis 2016), permettant aux utilisateurs la construction, la scénarisation et la publication de leurs cours, de leurs contenus pédagogiques numériques, grâce à un domaine personnel d’hébergement et de publication fourni. Pour compléter ce service, Réseau Canopé propose aussi l'accompagnement à la prise en main de l'outil dans chaque département, effectué par les médiateurs de chaque Atelier Canopé.

https://www.reseau-canope.fr/canoprof.html  

C’est un service indispensable pour les enseignants qui sont dans une démarche de production, de co-création et de publication de cours, de contenus scénarisés.

Étant déjà un utilisateur de Scenari depuis de nombreuses années, j'ai été immédiatement convaincu par l'intérêt de ce service pour les enseignants. Dès le lancement de Canoprof, j'ai été impliqué dans sa mise en place, dans la formation des médiateurs de Réseau Canopé et dans l'accompagnement des utilisateurs, en particulier sur le groupe dédié sur Viaéduc (réseau social des enseignants).

Le terme de « Référent Canoprof » désigne au sein de Réseau Canopé le groupe de personnes chargé de :

- former les nouveaux personnels qui découvrent Canoprof

- faire remonter les problèmes et bugs signalés par les utilisateurs,

- être « béta-testeur » des versions de développement.

- animer la communauté d’utilisateurs sur Viaéduc

 

Qu’est-ce qui vous marque le plus dans l’actualité numérique en ce moment ?

Forcément, je pense à toute l’année qui vient de s’écouler depuis le premier confinement qu’on a vécu en mars 2020, et à toutes les difficultés qui en ont découlé pour les enseignants. Quoi qu’on en dise, quasiment personne n’était prêt à affronter cette situation où tout le monde s’est retrouvé du jour au lendemain à devoir télétravailler, faire classe à distance, communiquer avec les élèves, les parents, les collègues. Les enseignants n’étaient pas prêts, dans leur immense majorité, les outils institutionnels n’étaient pas prêts, les ressources disponibles n’étaient pas vraiment adaptées à la situation. Chacun a dû se débrouiller dans l’urgence, s’auto-former tant bien que mal pour arriver à fonctionner, avec un panel d’outils numériques très hétéroclites. Ce premier confinement aura au moins eu le mérite de révéler les failles et les faiblesses du système et aura permis d’une part de prendre conscience du chemin à parcourir pour les enseignants en matière de formation à une très large culture numérique, et d’autre part de la nécessité pour l’institution de fournir des outils adaptés au travail à distance.

 

Depuis, du temps a passé, un deuxième confinement, une période toujours en cours où les élèves ne sont pas toujours tous présents, où l’enseignement et la formation hybrides ou à distance se généralisent, et les enseignants dans l’ensemble ont largement monté en compétences dans leurs pratiques numériques.

L’institution a aussi (enfin…) commencé à réaliser qu’il n’était pas possible ni envisageable de laisser les enseignants et leurs élèves se tourner vers des outils « grand public » proposés par des entreprises du Web pour leurs cours à distance. Elle a donc commencé à mettre en place – entre autres choses – une plate-forme (Apps.Education) regroupant un ensemble d’outils numériques basés sur des logiciels libres, pour stocker et partager des documents (NextCloud), pour créer des visio-conférences pour les cours à distance (Jitsi Meet ou Big Blue Button), pour stocker et partager leurs capsules vidéo (PeerTube), pour rédiger des contenus de manière collaborative (Etherpad), pour créer et publier des contenus en ligne (Blogs), pour échanger dans un forum (Discourse) :

https://apps.education.fr/ 

 

De son côté, Réseau Canopé a dès le début du premier confinement lancé un site spécifique dédié aux ressources et à la formation des enseignants pour la continuité pédagogique : CanoTech.

https://www.reseau-canope.fr/canotech.html 

Sur ce site sont proposées quotidiennement et gratuitement de très nombreuses sessions de formation à distance, sur des thématiques très variées et chacun peut s’inscrire sur les webinaires de son choix, dans les créneaux voulus.

Pour terminer sur ce point, et pour résumer, ce qui a été marquant sur la période actuelle, me semble-t-il, c’est cette prise de conscience que l’enseignement à distance (ou l’enseignement hybride) ne s’improvisait pas,  qu’il était nécessaire que les enseignants (et les élèves) soient formés et préparés à travailler selon des modalités différentes et avec des outils numériques adaptés à leurs besoins. 

 

 

Qu’est-ce que le numérique apporte aux élèves, à votre avis ?

Il faudrait préciser dès le départ ce qu’on entend par ce terme « le numérique »…

Et j’écarterai tout de suite la notion d’outil à laquelle on le réduit généralement. Je vais même commencer par mettre les pieds dans le plat en rappelant que « Le numérique » n’est PAS un outil, et ce n’est pas non plus une finalité, ni la solution à tous les maux, c’est une culture dans laquelle tout le monde baigne depuis des années, enfants, élèves, adultes, enseignants. Envisager le numérique seulement comme un outil, c’est passer complètement à côté de l’essentiel, ne pas en saisir et comprendre tous les enjeux. 

 

Ces enjeux sont multiples et vont bien au-delà de la simple dimension technique : enjeux de connaissance et d’information (infos, intox, fiabilité des sources, esprit critique, etc.), enjeux économiques (GAFAM, exploitation des données, pistage des utilisateurs), enjeux de société (communication, créativité, publication), enjeux de citoyenneté (utilisation responsable des médias sociaux, protection des données, culture du libre et du partage).

 

À l’école, ces enjeux sont bien présents à travers le prisme du Code de l’Éducation : « la construction d’un avenir personnel et professionnel et préparer à l’exercice de la citoyenneté […] l’Éducation offre à chacun la possibilité d’élever son niveau de formation, de s’adapter aux changements économiques et sociaux […] » et ils sont déclinés dans les programmes scolaires en terme de connaissances, compétences et de pratiques. 

Le numérique interroge certes sur des outils, mais aussi, on le voit avec les problématiques liées à la situation actuelle, sur les espaces et sur le temps (enseignement en présence / à distance). S’il y a bien une dimension « technique » (les outils), il y a aussi et surtout une dimension économique, sociétale et éthique.

 

Ce que le numérique doit apporter aux élèves, ce sont des compétences spécifiques qui leur seront indispensables pour devenir « des cyber-citoyens actifs, éclairés et responsables », et les fameuses compétences du XXIe siècle (OCDE), en particulier : esprit critique, créativité, communication et collaboration.

Concrètement, et au quotidien avec les élèves, tout ceci se traduira par la nécessité pour l’enseignant de changer de posture pour changer également celle de l’élève qui pourra passer – je caricature un peu – de la simple réception passive de contenus à la création, la production et la publication de contenus, avec la nécessité de collaborer et de communiquer.

 

Dans un autre registre, travailler avec le numérique pourra favoriser, faciliter la différenciation pédagogique, l’inclusion scolaire, au service des élèves à besoins particuliers.


 

Quel-s conseil-s donneriez-vous à un enseignant qui veut utiliser des outils numériques en classe ?

Vaste question…

Avant le premier conseil, il y aurait peut-être une question : « Pour quoi faire ? », « Tu veux utiliser des outils numériques, OK, mais pour quoi faire ? »

Si c’est pour le plaisir d’utiliser un outil numérique (parce que c’est à la mode, ou parce qu’il y a une injonction à…), il n’y a pas d’intérêt. Si c’est pour faire quelque chose que je pourrais très bien faire sans outil numérique, une simple substitution, là aussi, peu d’intérêt, si ce n’est la découverte et l’appropriation d’un outil spécifique. Si c’est pour utiliser un outil numérique qui va me permettre d’apporter une amélioration à mon activité, qui va me permettre de faire quelque chose que je ne pourrais pas faire sans ça, l’intérêt commence à être plus important. Et là où tout deviendra plus intéressant, c’est si j’arrive à mettre en place des activités qui vont vraiment transformer mes pratiques. Je serai amené à modifier certaines séances pour y intégrer l’utilisation de certains outils, peut-être même redéfinir complètement mon approche pour définir des tâches plus complexes et utiliser des outils nouveaux, qui vont favoriser la créativité, la motivation du groupe et permettre l’engagement des élèves dans des activités cognitives de plus haut niveau.

 

Je n’ai rien inventé dans tout ce que je viens de décrire ci-dessus, évidemment, puisqu’il s’agit des 4 composantes du modèle SAMR (pour Substitution, Amélioration, Modification, Redéfinition) proposé par Ruben Puentedura, et qui est une référence pour l’intégration des outils numériques en classe :

https://primabord.eduscol.education.fr/qu-est-ce-que-le-modele-samr 

 

Pour en revenir plus concrètement à la question posée, le conseil pourrait être de ne pas hésiter à questionner les collègues ayant une pratique plus avancée, de s’informer auprès des référents numériques de proximité, de chercher à privilégier une homogénéité des outils et des pratiques au sein d’un établissement, de privilégier les outils institutionnels à partir du moment où ils offrent la fonctionnalité que je recherche. 

Petite parenthèse à ce sujet : pour le choix d’un outil numérique particulier (qui est de plus en plus souvent un service en ligne plutôt qu’un outil logiciel), la posture de l’enseignant est primordiale et elle ne peut pas être la même que celle qu’il aurait pour choisir un outil numérique pour une utilisation à titre privé. Tous les choix de l'enseignant seront guidés D'ABORD par la préoccupation de la protection des données personnelles des utilisateurs, donc des élèves et/ou de lui-même.

 

Mais encore une fois, je reviens à ce que je disais à la question précédente : l’approche de l’utilisation du numérique en classe ne peut pas être vue sous l’angle des seuls outils, ce doit être une approche bien plus globale prenant en compte un projet commun (à l’école, à l’établissement), mené au sein d’une infrastructure (qui facilitera sa réalisation), avec des équipements homogènes et des ressources adaptées, par des enseignants formés et ayant une pratique régulière, travaillant de manière collaborative.

 

 

Enfin pour terminer, quelle est votre appli préférée ?

Pas vraiment d’applications, mais plutôt des logiciels, libres, évidemment !

Et il y en a beaucoup !!!

Donc s’il faut en citer un seul, je vais choisir non pas un logiciel à part entière, mais une extension d’un logiciel, mon petit utilitaire favori, excellent, absolument indispensable, la référence actuelle en la matière : l’extension bloqueur de pubs uBlokOrigin, associée au navigateur Firefox, pour bloquer toutes les pubs, les traqueurs, et toutes les sournoiseries mises en place sur les sites Web pour capter un maximum de données personnelles des utilisateurs.

https://ublockorigin.com/fr